Bienvenue dans un monde parfait.

Bienvenue dans un monde parfait.
Nouveau post coup de c½ur ! Ladys and gentlemen, laissez-moi vous présenter aujourd'hui un grand classique de la SF, un livre marquant qui mérite vraiment votre attention; j'ai nommé « Un bonheur insoutenable », d'Ira Levin.

Pour mieux l'introduire, j'ai envie de raconter un souvenir qu'il m'a évoqué : un jour, un ami m'a dit qu'il préférerait toujours la liberté à l'égalité. A l'époque je n'étais pas sûre d'être d'accord avec lui, mais aujourd'hui je pense que je comprends mieux son point de vue.

Imaginez donc, dans un futur pas si lointain, un monde aseptisé et terrifiant où les humains sont programmés dès leur naissance et soumis régulièrement à des traitements chimiques qui les préservent de toute pulsion et garantissent à tous un monde « parfait ».
Plus de violence, de maladies, ni d'inégalités (du moins en apparence), mais également plus de libre-arbitre ni de liberté, aucune émotion ni sentiment, plus de curiosité ni d'envies... tout cela sous l'½il glaçant d'un gigantesque ordinateur, Uni-Ord, qui supervise la totalité de la planète désormais unifiée.
Pourtant, il existe des « anormaux », des révoltés qui refusent ce bonheur imposé et rêvent d'une autre vie dans un monde enfin libre. L'un d'entre eux, surnommé Copeau, va ainsi peu à peu redécouvrir les sentiments, notamment l'amour, et surtout l'envie de lutter contre cette société de cauchemar...

Ce roman est tellement riche que je ne peux pas présenter ici tous les thèmes qu'il aborde, mais je vais en retenir quand même quelques-uns.

On trouve d'abord l'éloge du droit à la différence.
En effet, l'écrivain dénonce violemment le désir de cette société de tout uniformiser, jusqu'à l'apparence physique (ce qui lui permet d'ailleurs d'aborder la question des manipulations génétiques). Ici, toute différence est traquée et gommée, au nom de la scientificité et de la sacro-sainte efficacité.
On retrouve également cette obsession à travers l'omniprésence des chiffres. Par exemple, ils composent les noms de chacun (associés à l'un des 4 prénoms obligatoires), ce qui rappelle sinistrement les numéros qu'on attribuait aux déportés dans les camps nazis. De même, villes, pays et continents n'ont plus aucun nom et se résument à une série de chiffres obscurs (ainsi, vous et moi habiterions probablement à EUR25780, EUR13700 ou autre...)

Mais ce livre se veut avant tout un hymne à la révolte.
Il montre bien à quel point un être humain ne doit laisser personne dicter ses choix, au risque dans le cas contraire de se contenter d'une vie de mort-vivant.
Petite remarque au passage, pour une fois je préfère la traduction française du titre (l'original étant « The perfect day ») puisque ce genre de « bonheur » imposé devient tout bonnement insupportable.
De même, il souligne à quel point il reste préférable de ressentir des sentiments, même violents ou désespérants, plutôt que rien du tout, une satisfaction béate sans remise en cause... Ce que j'approuve à 200%, n'est-ce pas ce qui vous prouve que vous êtes encore vivant ?


Enfin et surtout, il peint une très belle illustration du totalitarisme.
Alors là désolée pour le côté « professoral » mais je vais me permettre un petit rappel sous forme de définition, ne serait-ce que parce je l'ai étudié cette année et que ça reste un des rares cours que j'ai aimé et retenu ;)
Il s'agit donc d'une forme de régime où l'Etat, souvent totalement asservi à un parti, contrôle TOUS les aspects de la vie de l'individu : sa famille, son travail, sa place dans la société, voire jusqu'à sa pensée si on suit le raisonnement jusqu'au bout.
D'où une propagande omniprésente, avec des gens élevés dans l'idée qu'ils doivent servir le parti et que ce modèle est juste, souvent présenté comme le meilleur au monde.
Petite anecdote, je me souviens d'avoir lu dans un magazine le témoignage d'un jeune coréen du nord réfugié en Corée du Sud : il racontait que lors de son départ organisé par ses parents, il a pleuré et s'est débattu parce qu'il ne voulait pas partir en « abandonnant » son leader bien-aimé...

Ainsi dans « Un bonheur insoutenable », on trouve un curieux mélange de stalinisme, de maoïsme, et éventuellement de maccarthysme... impossible de s'y tromper : on sent qu'il a été écrit en pleine guerre froide.
* Pour les références aux USA, on peut y associer la domination du coca-cola et d'une nourriture aseptisée (pardon aux amateurs ! lol) ; mais c'est essentiellement le poids de la religion dans la société qui m'y fait penser (le Christ y est par exemple considéré comme un membre fondateur du régime...)
* Concernant l'URSS c'est encore plus limpide, qu'il s'agisse des « traitements » et autres « soins » infligés aux membres « malades » (comprenez : dissidents) pour les remettre dans le droit chemin, ou de la présence d'une nomenklatura (bien que dissimulée, au final une élite profite de tout et n'est pas soumise aux mêmes traitements que les autres...)
* Pour la Chine, j'avoue que je connais beaucoup moins bien le régime maoiste mais on peut tenter des rapprochements sur le thème de la repentance imposée aux membres (qui remercient leurs délateurs de les avoir « aidés ») et bien sûr l'importance d'un leader au nom asiatique, Wei, figure phare du régime.

Et il reste des points communs à tous : le contrôle permanent de la moindre activité des individus (avec notamment les implacables lecteurs à valider à chaque déplacement ou acte, qui vous y autorisent ou non ; sans compter la nécessité de demander la permission pour tout ce qui sort de vos attributions), la volonté de présenter cette monstrueuse société comme une grande « famille », et la dénonciation érigée en norme.



Pour conclure, il ne me reste plus qu'à reprendre la citation d'un grand homme politique qui avait sans doute tout compris sur le sujet : « La démocratie est la pire forme de gouvernement ... à l'exception de toutes les autres. » (Churchill).

# Posted on Monday, 26 May 2008 at 6:02 AM

Le sport c'est la santé !

Le sport c'est la santé !
Revenons à des posts plus joyeux, pour contrer la déprime de ce novembre grisouille (vade retro!)
Voici donc pour vous en exclusivité...le Petit Guide Basique des notions nécessaires pour survivre en Aikido.

- Comprendre ce langage étrange
1) La notion de centre, au c½ur de ce noble art
Avant de commencer il faut le savoir : c'est LE leitmotiv du prof. J'oublie à chaque cours de le faire mais un jour il faudra vraiment que je compte le nombre de fois où ça revient sur le tapis (enfin plutôt sur le tatamis en l'occurrence XD)
Problème majeur : je sais pas vous, mais moi personnellement ça m'évoque pas grand chose... déjà que j'ai arrêté la bio en 1ère (TES powa !! désolée, une petite réminiscence ^^') ça doit pas aider. Donc par pitié, sensei, parle en termes compréhensibles pour les sous-doués que nous sommes. Je sais pas moi, ça correspond au nombril, à l'estomac, au ventre ? (au passage imaginez certaines expressions transcrites en français ça pourrait être fun, comme « arrête de te regarder le centre » « t'as les yeux plus gros que le centre » ou autres...XD)
D'ailleurs grand moment de rigolade quand j'ai essayé d'expliquer tout ça à une étudiante américaine qui comprenait pas très bien le français :D (sachant que la phrase initiale était : « il faut toujours que votre prise de main soit en connexion avec votre centre, comme s'il y avait un fil qui les reliait » T_T so good luck pour traduire tout ça, and god bless Japan. XD)

2) le nom des prises, à savoir par c½ur bien sûr >_<
D'où des moments d'intenses sueurs froides collectives quand le prof te demande d'un air sadique : « Et maintenant...faîtes-moi la prise ikyo omote mouchimoucha chibito! » (pensée profonde *mwhouhaha, sûr qu'ils sèchent sur ce coup-là !!* XD)
Alors là en général tout le monde panique et quand on se retrouve par binôme ça donne ça : « -C'était quoi déjà ? -Ben euh oui tu sais, jcrois que c'est le mouvement où on lève le bras, pis je passe en dessous, pis toi tu te tournes et... » => Bref, dur dur ! Comme le disait si bien le-sage-du-haut-de-sa-montagne-pelée : long et ardû est le chemin qui mène à la connaissance (où était-ce aux latrines ? hum pardon, je m'égare ! XD)

Non vraiment, c là que la tragédie des failles de la traduction franco-japonaise prend tout son sens (pasque vous je sais pas mais moi la plupart du temps, je me penche rarement sur la question)


- Rendre la coexistence possible ac son ou sa partenaire (les pires étant les mecs quand même, navrée de le dire >_< en même temps c vrai que les filles ont souvent moins de force donc...)
Quoiqu'il en soit, principaux cas de figure =
1) le gars tout gêné juste parce que tu lui tiens le poignet pour la prise... hého respire mon gars, je suis pas en train de te demander en mariage !! (à noter : si vous êtes sadique vous pouvez toujours essayer d'accentuer son malaise en lui faisant les yeux de biche... mais à vos risques et périls, car étrangement, venant d'une fille essoufflée et en sueur la méthode perd à mon avis de son impact ; allez savoir pquoi ! ;p)

2) les bourrins qui vous apprennent les méthodes au forceps :
« attends, jvais te montrer »... SCRATCH [bruit de côtes brisées]
« -ca va ? – oui oui tinquiète pas, cette côte là jmen sers jamais de toute façon hein... (petite dédicace à cha ici ;p)
Ou alors qui te sortent au bout de la 10e fois où ils t'étalent par terre non sans une certaine brusquerie : « -mais t'es censée résister là, faut pas te laisser faire comme ça ! » Moi je veux bien mais = primo je suis une adversaire pas contrariante qui va un peu toute seule au tapis, tu vas quand même pas pleurer pour ça non plus ! et surtout secundo, je résiste avec QUELLE force au juste, mon pote ?? Sachant que j'ai aucun muscle dans les bras (ils ont tous fait une formation pour se reconvertir en graisse sur le ventre) ET que tu pèses facile 10 kg de plus que moi, c quand même un peu chaud pour me relever tu vois (et le 1er qui me parle de force mentale se reçoit ma ceinture de kimono dans la tronche T_T)

- Apprendre le self contrôle
Tu penses : « Putain tu viens de me bousiller le dos, connard !! »
MAIS tu remercies après chaque combat, en saluant (et en souriant, si ta mâchoire n'est pas encore brisée lol) Et ouais, trop fort les arts martiaux quand même.
Mais pour être honnête c'est aussi des moments d'intense satisfaction, comme quand t'arrives à flanquer par terre un gars qui fait une tête de plus que toi ;D (syndrome « hahahaha chuis trop forte, à quand la domination du monde ?! » enfin vous voyez le genre quoi. Et non, un kimono ne peut pas servir de camisole de force, pourquoi cette question? O.o)


-Maîtriser les chutes
Super harmonieux quand le prof fait la démo, c'est fluide et beau à regarder...
Mais hélas, quand c toi qui pratique, tu es plus occupé à ne t'exploser les reins que dans une proportion raisonnable qu'à rendre la chose esthétique. Et parfois les 2 aspects échouent lamentablement. Oui je sais, c'est fort triste, d'ailleurs les profs te le font bien sentir (ils te regardent, avec de grands yeux plein de larmes... non je plaisante XD en fait la tendance serait plutôt au : « Essaie de t'écraser en diagonale plutôt que de nous faire une roulade de gym, s'il te plait. »)
En même temps, pour notre défense, à nous autres apprentis aikidokas, précisons que cette noble discipline manque parfois cruellement de logique.
Exemple type : pour faire une chute arrière tu es censé crocheter les orteils au départ, pour les décrocheter 2 secondes plus tard. C'est ce qu'on appelle de la rationalité à l'état pur (sans compter que tu risques d'y laisser lesdits orteils au passage, après t'aurais pas l'air con l'été en tongs hein. XD)

- Rechercher le style
Rejoint un peu le point précédent. Chacun le sien mais en général c'est plutôt sur le mode *doit réfléchir pour chaque mouvement à ce qui vient après*, ce qui nuit un peu à la beauté ou du moins à l'enchaînement de l'ensemble, faut bien avouer.
Cela dit parfois on a des surprises : l'autre jour alors que je faisais une sympathique prise à quelqu'un (du style où vous l'étranglez a moitié en le faisant virevolter, bref un truc fun quoi lol), une copine me dit que j'ai l'air de danser un rock. O.o Hum, pas sûr que ce soit vraiment l'objectif mais pourquoi pas... hé les gars vous vous rendez compte, je viens d'inventer l'aiki-capoera ! XDD
Autre aspect = le kimono, qui vous donne instantanément une classe folle. Hem. En fait il faut savoir que seuls quelques élus, ceux qui ont l'akama *murmures respectueux et admirateurs de la foule* (ndlr : c un grade en aikido ;p ) ont droit au chouette costume du vrai aikidoka, une espèce de longue robe bleue plutôt seyante ma foy.
Par contre pour les autres, pauvres petits ploucs, ils s'en tiennent au basique kimono qui se barre toutes les 3 prises environ => avantage, permet ainsi de faire des pauses en douce, le temps de se rajuster. XD
=> inconvénient : quand, en fin de séance,une fois au sol, tu bascules les jambes par-dessus la tête pour relaxer ton pauvre petit dos meurtri, tu manques à chaque fois de mourir étouffé sous des pans de kimono.


Bref, vous l'aurez compris, en aikido on se paie malgré tout de bonnes tranches de rigolade !! :D Un seul mot : rejoignez-nous ! (et pour la modique somme de *** euros, les anciens vous délivreront le reste de leur savoir... hum comment ça, une arnaque ?XD)

# Posted on Thursday, 22 November 2007 at 3:29 PM

Eye of the tiger...

Eye of the tiger...

Une petite réaction sur le film Persépolis, que je suis allée voir hier... Absolument génial,y a pas d'autre mot ! (et ça donne envie de lire la BD dont il est adapté ! )
Quoique j'écrive j'arriverai pas à lui rendre justice mais je ne résiste quand même pas à l' envie d'en parler un peu (on se refait pas! lol)

Ce film d'animation raconte l'histoire de Marjane Satrapi, jeune iranienne qui va voir la montée d'un régime islamique de terreur dans son pays. On suit son propre parcours, tout d'abord la manière dont sa famille est touchée par la dictature et l'intégrisme; puis vient l'exil de l'adolescente Marjane vers Vienne et sa confrontation avec l'Occident, et enfin son retour en Iran une fois adulte et sa révolte face aux humiliations et interdits absurdes qu'on lui impose.

Bouleversant et émouvant, sans aucun doute. Mais également très drôle (je sais, ça peut paraitre surprenant vu le thème !) car le moins qu'on puisse dire c'est que Marjane porte un regard plutôt incisif sur le monde qui l'entoure, sans compter que le décalage entre le dessin et le commentaire renforce souvent l'ironie de la situation.
Si vous rajoutez à ça des personnages réalistes et attachants, sans oublier une touche de poésie (mention spéciale aux deux cygnes en mie de pain... allez voir le film, vous comprendrez ;p ) ... et bien vous obtenez ce petit chef d'oeuvre qui a d'ailleurs obtenu le prix du Jury à Cannes en 2007.

Bref, Persépolis mérite vraiment que vous lui donniez sa chance !!
(d'ailleurs pour ceux de ma ville, courez : il passera encore quelques jours au cinémateur !)

Et pour rester dans l'ambiance, voici un lien vers un petit spot diffusé avant la séance (à force de râler sur nos hommes politiques, on en oublierait presque la chance qu'on a de vivre en démocratie ) =

http://www.dailymotion.com/relevance/search/fidh/video/x22jg8_fidh


PS: au fait pour ceux qui se poseraient la question, le titre du post est un clin d'oeil à la bande-son du film ;)




# Posted on Sunday, 08 July 2007 at 1:37 PM

Edited on Sunday, 08 July 2007 at 1:55 PM

Descente aux enfers


Nouveau post, nouveau ton ! (slogan laborieux je sais mais je suis à court d'inspiration après avoir écrit tout ça ;p pasque oui parfois j'écris l'article d'abord et l'intro après... bref on s'en fout c'est pas trop le sujet ! XD)
Alors que dire sur ce texte? Tout d'abord un avertissement préalable : surtout pas de panique,les amis !!
1) Ca n'a rien d'autobiographique (et heureusement pour moi d'ailleurs ! :s )
2) C'est ptet difficile à croire vu ce que je publie là mais en ce moment je vais bien et même très bien ! ;)
En fait pour la ptite histoire, l'idée de ce texte m'est venue dans un bus en écoutant du linkin park (là vous vous dites houla bah ça te rend euphorique et je vous répondrais que c'est pas faux XD avis aux initiés lol ^^ ). A la base ça devait être une sorte de poème assez court mais en le rédigeant je me suis laissée emporter (eh oui encore décidément, moi et l'esprit de synthèse ! ;p) donc d'une part je l'ai fait beaucoup plus long et d'autre part je l'ai transformé en chanson.
Bon voilà vous savez tout alors maintenant que je vous ai bien cassé les... hum,pieds, avec mes précisions, bonne lecture ;) J'espère que ça vous plaira !


J'ai agrippé ta main
Je l'ai serrée à m'en faire mal
Mais je n'ai pas pu t'en empêcher
Je t'ai vu continuer à dériver
Quand tu as plongé, je t'ai suivi
Jusqu'à toucher le fond
Dans l'espoir de te remonter à la surface
Mais ça ne marche pas comme ça
J'ai failli y rester aussi
Je me suis presque perdue en route
Et toi tu t'enfonçais de plus en plus
J'aurais pu crever tellement ça me faisait mal
De te voir dans cet état
J'aurais donné n'importe quoi
N'importe quoi
Pour que tu en reviennes

Personne n'a compris
Pourquoi je suis restée
A tes côtés pendant tout ce temps
Mais j'étais dingue de toi
Et quitte à tout perdre
J'ai sacrifié tout ce que j'avais
Tout ce que j'étais
J'ai ignoré les critiques
Les inquiétudes de mes proches
J'ai tout envoyé au diable
Et je me suis jetée tête la première
Dans tes ténèbres

N'importe quoi pourvu que tu en reviennes
N'importe quoi pourvu que tu en reviennes

Ils m'ont parlé de libre arbitre
De te laisser assumer seul
Toutes tes conneries
Et moi j'ai crié
Crié que la dernière des libertés
C'est le suicide
Et que cette liberté-là
Ou celle de te bousiller
Jamais je ne te l'accorderais
Qu'ils étaient lâches
Que tu t'en sortirais
Que je te soutiendrais aussi longtemps que j'en aurais la force
Je ferais tout ce qu'il faudra
J'irais jusqu'au bout

N'importe quoi pourvu que tu en reviennes
N'importe quoi pourvu que tu en reviennes

Je t'ai regardé tomber
Au ralenti
Comme dans un cauchemar
Qui aurait duré des mois
Tu m'as aspirée vers le vide
Tu nous as détruits tous les deux
Je n'ai rien pu faire
J'y ai presque laissé ma peau
Et pourtant là encore
J'aurais vendu mon âme au diable
Je serais descendue aux enfers
Pour te sortir de là

N'importe quoi pourvu que tu en reviennes
N'importe quoi pourvu que tu en reviennes

J'ai frôlé le point de non retour
Presque failli devenir cinglée
Mais à la fin il a fallu que ça s'arrête
C'était une question de survie
J'ai compris enfin
Que je ne gagnerais jamais la bataille
Que c'était trop tard
L' héro n'était pas un adversaire à ma taille
Et l'homme que j'aimais
Elle l'avait fait disparaître depuis longtemps

Sans plus aucun espoir qu'il ne revienne

Alors malgré la culpabilité
J'ai fini par partir
Avant de sombrer complètement
Finalement tu vois je n'ai pas tenu jusqu'au bout
T'as fini la descente seul
Quoique t'en étais même plus conscient
A ce moment-là
Et quand j'ai appris ta mort
Je me suis effondrée
Je pensais pas m'en relever un jour
Pourtant j'ai continué sans toi
Même si tu me manques
Je sais, je sens
Qu'on se reverra un jour là-bas
Même si aujourd'hui je donnerai

N'importe quoi pourvu que tu me reviennes
N'importe quoi pourvu que tu me reviennes
Descente aux enfers

# Posted on Wednesday, 04 July 2007 at 11:50 AM

Bien dégagée, la nuque?

Bien dégagée, la nuque?

Ca y est, j'ai récemment versé son tribut au dieu capillaire. Ce qui m'a amenée à une réflexion poussée (chut, on rigole pas dans le fond de la salle!lol) sur les temples qui lui sont dédiés, lieux qui parait-il incarnent la féminité. Mais finalement, en vrai de vrai, qu'est-ce qu'un salon de coiffure? Votre envoyée spéciale (je moi-même) a enquêté sur le sujet. Voilà mon bilan :


- Un repère de monstres étranges... t'as la légère impression d'être dans Mars Attack. Faut dire qu'entre ta voisine qui a de l'alu plein la tête et toi dont les cheveux reposent (en paix quoique mdr!) entre des espèces de tranches de cellophane, le spectacle est assez surréaliste ! (et là je réalise que dans ce sinistre endroit tes cheveux sont traités soit comme du saumon en papillote, soit comme du jambon de Bayonne... je me demande ce qui est le pire? XD)

Sans parler des couleurs chatoyantes que tu peux voir appliquer sur tes congénères. :D
REGLE GENERALE = plus la personne est âgée, plus sa couleur sera excentrique (aah parlez moi de ces ptites mémés aux cheveux bleus ! ;p )

Notons aussi au passage ces magnifiques blouses XXXL, comble du sexy, qui vous transforment toute personne normalement constituée en ersatz d'éléphant de mer.


- Une école maternelle... si j'en juge les réflexions de mes coiffeuses. Imagine-toi une fille aux tifs sur-brushingués (ça n'existe pas, tant pis! => Néologisme powa ) agitant frénétiquement sa brosse sous ton nez (que tu tentes vainement de préserver, pas que tu l'adores mais déjà qu'elle a failli te couper un bout d'oreille tout à l'heure, faut pas pousser !) en se lamentant : "Maismaisenfinvousleurfaitesjamaisdesoin?? maispourtantyapleindeproduitsadaptésaujourdhuivoussavezetcommentsefait-ilet..."

Pour un peu elle te pointerait un doigt accusateur à la figure (là tu sens bien qu'elle se retient XD). Te voilà revenue dans ta tendre enfance où l'accorte institutrice Gilberte, ton pire cauchemar en chair, os et lunettes à écailles (pure invention de ma part mais laissez-moi donc délirer svp ;p ), te sermonnait de sa grosse voix pour avoir encore fait ein enorm connerie,matemoisselle !! (oui elle avait l'accent allemand aussi, on ne peut rien vous cacher)
Finalement les salons de coiffure c'est la cure de jouvence à peu de frais! XD

Sauf que évidemment ça agace un peu de se faire faire la leçon quand on est une grande fifille (même encore un peu traumatisée par Gilberte), mais par peur des représailles tu te retiens de répliquer que t'as pas forcément que ça a fiche de te tartiner la perruque de beurre de noix de coco des rives occidentales du bélouchistan (SI SI, la précision est importante!). Et puis tu voudrais pas non + lui causer un bon coup de bambou devant tant d'indifférence à son art, restons courtoise quand même.


- Un endroit idéal pour réfléchir au transcendalisme fondamental. En effet le temps s'écoule à une lenteur quasi incroyable là-bas, et pendant qu'on te laisse mariner dans ton bac à shampoing t'as la possibilité de réfléchir à plein de trucs (en plus d'admirer le plafond et les mouches qui l'agrémentent).Quel est le sens de la vie et de la mort ? La quête de soi-même s'arrête-t-elle un jour ? Pourquoi ce siège est-il si inconfortable et pourquoi j'ai des crampes aux fesses? (note que dans ce cas-là, la réponse est à mon avis dans la question) L'évier d'à côté cessera-t-il de me glouglouter dans les oreilles un jour? L'éventail est extrrrrêmement vaste. Surtout quand tu n'as que des Voici ou Gala à lire. (Non petits neurones, revenez !! J'allais pas les ouvrir je le jure, je regardais juste la couverture !)

Inconvénient majeur : pour bien réfléxionner, personnellement je suis bien mieux les yeux fermés (jvous rassure quand même : je fais une exception pour les examens ! XDD j'imagine d'ici la scène... "-Mlle? Euh mlle? Vous vous sentez bien? -Mais oui bon sang arrêtez de me poser cette question dans chaque matière j'essaie de me concentrer !!")
Or c'est un peu dur dans un salon où tout le monde est pif à pif, les gens trouvent ça bizarre ou pensent que tu te mets à roupiller, et là bonjour la réputation de petite vieille (besoin d'une chtite sieste en début d'après-midi ma bonne dame? XD)

Inconvénient bis : quand tu penses à des conneries comme cet article et que tu as envie d'éclater de rire. Là aussi c'est déconseillé si tu ne veux pas que les gens aient des doutes sur ta bonne santé mentale (en plus je suis sûre qu'une blouse de coiffeur ça peut facilement se transformer en camisole de force au besoin... on n'est jamais trop prudent ! XD)


- Une société secrète avec son langage et ses codes ultra précis... que seuls les initiés peuvent comprendre. A côté de ça des organisations comme les francs-maçons c'est de la gnognotte.
Tout passe déjà par un parcours millénaire, établi par des générations d'adeptes.

C'est le fameux "bon bah jvous laisse patienter" qui ouvre le bal. A cet instant un rapide repérage des lieux s'impose, patienter oui mais où ?? Au bac ? Sur les fauteuils du centre ? Ah non, pas de panique, ton ½il aiguisé (QUI a ricané en me rappelant que sans mes lentilles je suis myope comme une taupe ?!) vient de repérer la "salle d'attente" (3 méchants fauteuils disposés en cercle mais bon on va pas mégoter).

Mais c'est pas fini, malheureux ! Une fois le délai écoulé (comme dans un lieu de culte je vous dis, on met le jeune aspirant à l'épreuve : qu'importe que ton rendez-vous soit prévu à 14h tu passeras TOUJOURS avec un quart d'heure de retard minimum. Après tout on peut comprendre, il s'agit d'éprouver la sincérité de ta foi.), la grande prêtresse de ces lieux te guide jusqu'à la prochaine étape. Toi tu restes prudemment dans son sillage pour éviter les embûches (un dérapage sur des cheveux fraîchement coupés ou un accrochage regrettable dans un fil de sèche-cheveux est si vite arrivé).

Là encore attention aux faux-pas, jeune néophyte ! Se diriger vers le bac alors qu'il n'est point temps encore relève d'une offense grave. Non, il faut D'ABORD prononcer...pardon, définir tes v½ux.

Alors intervient le 2e aspect délicat de cette étrange petite religion. Le langage te parait souvent obscur mais une fois de plus il convient de ne pas se décourager, ce n'est qu'un test de plus pour vérifier si ton c½ur est assez pur (comment ça, j'ai trop lu Tintin au Tibet?)
Les termes se bousculent donc sous ton nez en tourbillonnant ("effilage", "balayage", "les mèches: moka, praline ou framboise sauvage écrasée?" "fines ou épaisses?" "une frange longue,courte,trapèze,en losange ou plutôt une mèche?") tandis qu'en arrière-plan,sur les étagères, se devinent les formes inquiétantes de nombreuses fioles et flacons concoctés semble-t-il par quelque alchimiste contrefait.

Mais une fois la période de déstabilisation passée de toute façon tu demandes toujours la même chose en général : "eeeuh bin un dégradé siouplait." Ca fait aussi partie du rituel. (Là si elle est très traditionaliste, ta coiffeuse te répond "Ainsi soit-il" mais personnellement ça ne m'est jamais arrivé. Prévenez-moi si c'est votre cas un jour ! XD)
Remarquons que certaines personnes ont l'air de maîtriser parfaitement cette langue étrange. Dans ces cas-là vous pourrez voir une petite étincelle s'illuminer dans le regard de la coiffeuse qui a reconnu un(e) fidèle du culte. Et vous pouvez être sûrs qu'ils se lanceront dans un discours alambiqué incompréhensible aux oreilles du profane, car cela plait au Grand Dieu capillaire. ;p

La dernière étape vous l'aurez deviné (après avoir subi l'interminable badigeonnage induit par les mèches... tu m'étonnes que j'en ai pas fait plus tôt...) reste la coupe. Moment délicat où tu es le plus en communion avec le Dieu tant tu pries pour conjurer ton angoisse de voir tes cheveux recouvrir de plus en plus le sol ("On n'avait pas dit qu'on en laissait quelques-uns quand même?") D'ailleurs pour une information complète, il faut bien souligner que ton sacrifice prend toujours une ampleur plus considérable que prévu sous l'égide de la prêtresse car non, décidément la notion "aux épaules" revêt manifestement ici un sens différent de son utilisation habituelle. (Un petit témoignage, Clem? ^^ )



Mais au bout du compte, après avoir triomphé de toutes ces épreuves (et si tu as survécu à tes brûlures au 52e degré occasionnées par le sèche-cheveux), malgré les 3h que tu viens de perdre et malgré le fait que tu as l'impression d'avoir le brushing d'Hillary Clinton... tu es quand même contente d'avoir une nouvelle tête. Et dans un élan de fol enthousiasme, tu vas même jusqu'à te dire que tu devrais revenir plus souvent... avant de te frapper mentalement (bah oui chuis pas maso non + ! >_< ) pour cette pensée idiote.
Comme on dit par chez nous, point trop n'en faut ! ;p


En direct de la bonne ville de *****-**-******, à vous les studios. (XD quoi ça coûte rien d'y croire hein !)

PS: j'en connais qui vont encore râler pasque mon post est super long mais bon on va dire que jme suis laissée emporter par mon passionant sujet mdr !! :D

# Posted on Tuesday, 03 July 2007 at 7:38 AM